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La
Poterne - L'accès au Village
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Eze,
le Patrimoine
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| Les armes d'Eze |
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Sur la place du Centenaire,
juste avant la Poterne, figure depuis quelques années
une plaque en lave émaillée représentant
les armoiries d'Eze : de gueule à l'os de jambe
d'argent, en pal, soutenant un phénix essorant
et accosté de deux pampres, le tout de même
avec la devise "Moriendo Renascor"
Et, pour les profanes en l'héraldique : un phénix perché sur un os flanqué de feuilles de figuier sur fond rouge avec la légende : "Moriendo Renascor", "En mourant, je renais." |
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Ces armoiries
ont évolué au cours des siècles.
Il n'est pas rare de les voir avec un fond d'azur. Avant
d'être celles de la commune, elles appartinrent
au XVIIe siècle au notaire Joseph Fighiera (figue
en nissart) d'Eze.
Et lorsqu'il s'agit de choisir des armes pour la ville, Charles Alexandre Fighiera, alors conservateur du Musée Masséna de Nice,proposa de prendre celles de son ancêtre qui figurèrent pendant de nombreuses années sur des documents légaux. |
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| Place du Centenaire |
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La Place du Centenaire
doit son nom à la stèle commémorative
du rattachement d'Eze à la France. Le vote de
l'annexion du Comté de Nice eut lieu les 15 et
16 avril 1860 dans la chapelle des Pénitents
Blancs. Sur 171 inscrits, il y eut 133 votants et 133
bulletins portant la mention "oui".
Dans le comté de Nice le nombre d'inscrits étaient de 30 706, le nombre de votants de 25 933 et le nombre de bulletins "oui" de 25 743 pour 160 "non" et 30 nuls. Le 29 avril la proclamation des résultats fut accueillie aux cris de "Vive la France !" Vive l'Empereur !". |
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| La Poterne |
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Cette porte fortifiée,
appelée "la Poterne" par les habitants,
porte mal son nom puisque selon la définition
une "poterne" est une porte dérobée
dans une fortification et que là, nous parlons
de l'accès principal. La
Poterne fut commencée au XIVe siècle,
sans doute à partir d'un bâti préexistant,
lorsque le village passa à la Maison de Savoie
et fut remanié à plusieurs reprises au
cours des siècles qui suivirent. Elle se compose
de plusieurs éléments destinés
à interdire l'accès d'Eze à un
éventuel assaillant.
L'ensemble formé d'une succession de portes et
d'un pont-levis s'apparentant à une barbacane,
constituait l'un des composants d'un système
défensif comprenant les remparts et le Château
situé au sommet du village.
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L'assaillant, Turc
ou Français, était tout d'abord confronté
à un pont-levis, dont les montants sont encore
visibles, enjambant un fossé (ou saut-de-loup)
aujourd'hui comblé. Il devait ensuite franchir
une porte voûtée en plein cintre surmontée
d'un ouvrage en surplomb, sans doute une bretèche,
dont on voit encore les pierres de soutien.
Cette première porte s'appuie sur une tour imposante et sera flanquée d'une canonnière au XVIe siècle. Un gond placé à l'envers pour éviter que l'on soulève les vantaux est encore visible sur la droite. |
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La Poterne s'ouvre
ensuite sur la Placette d'où partent la rue du
Brec en direction de l'église et la rue principale.
L'étroitesse des rues permettait à la
fois d'économiser de l'espace, de bénéficier
d'une ombre salutaire pendant l'été et
de ralentir un assaillant dans sa progression vers le
château.
La première maison à l'enseigne "A votre Eze justin" porte encore quelques traces d'un ancien café-épicerie et surtout deux fenêtres en trompe l'il qui rééquilibrent la symétrie de la façade. |
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