![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
|
|
La
Porte des Maures
|
|
|
Eze
et son patrimoine historique
|
||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
| La Porte des Maures |
|
L'origine de leur venue
sur nos côtes à partir du VIIIe siècle,
est probablement accidentelle. L'évêque Liutprand
en explique les circonstances dans sa chronique intitulée
"Antapodosis" datée du XIe siècle
: "Vingt Sarrasins partis d'Espagne sur une petite
barque furent malgré eux jetés par le vent sur
le rivage".
Ils sortirent pendant la nuit de leur bateau, pénétrèrent dans le hameau voisin, massacrèrent les habitants puis s'enfoncèrent dans les monts Maures qui dominent le lieu de débarquement et s'y fortifièrent". Ils envoient ensuite des messagers à leurs compatriotes pour les inciter à les rejoindre. Au début une centaine d'hommes les rejoignent. |
![]() |
|
Mais en 813, ils sont
assez nombreux pour ravager Nice. Quelques années plus
tard, les Maures sont solidement installés au Fraxinet
(aujourd'hui la Garde-Freinet), Djabal al-Kilal sur les cartes
sarrasines de l'époque.
Des documents de géographes arabes ne laissent aucun doute sur le caractère sédentaire de l'occupation. Les épaves découvertes au large de Marseille, d'Agay et de Cannes l'attestent. Les Maures exploitent aussi de nombreuses mines : de plomb argentifère à Tende, Isola et Saint-Martin de Vésubie, de cuivre et de fer à Valdeblore par exemple. |
![]() |
|
Dans un premier temps les
seigneurs locaux ne s'opposent pas à leur venue. Au
contraire, ils les utilisent comme alliés pour régler
leurs querelles internes. De plus, les Francs dont les troupes
avaient pillé Avignon en 737 imposaient une lourde
fiscalité aux locaux. Mais au fil des années,
pillages et massacres se multiplient. "Les pays les
plus éloignés commencèrent à prendre
peur", écrit Liutprand.
De leur repère, les Maures organisent des raids de plus en plus lointains, en 939 notamment, ils attaquent l'abbaye de Saint-Gall en Suisse. |
![]() |
|
Les campagnes se dépeuplent
et, à cette époque, les habitants d'Eze se replient
vers l'ancien castellaras du Mont-Bastide à 567m. d'altitude,
plus facile à défendre que le village.
Vers 973, le comte Guillaume de Provence s'allie avec son voisin italien le marquis de Turin Ardouin le Glabre pour assiéger le Fraxinet et mettre fin à ces exactions. Après la destruction du Fraxinet, la vie reprit peu à peu son cours. La toponymie des lieux, à Eze notamment, rappelle à chacun un souvenir encore très présent dans les mémoires bien que lointain. |
![]() |
