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Les sculptures, les Déesses de terre

“Des pieds bien ancrés
mais la tête dans les étoiles”

Jean-Philippe Richard

A l'origine il n'y a pas de croquis, juste la matière inerte, son métier de sculpteur, son savoir-faire et son désir de faire naître une forme aux lignes gracieuses. Faire naître la vie d'une seule ligne comme disait Hokusaï.
La première fille à naître sous ses doigts “vient du monde d'en bas, de cette terre dont elle ne se détache pas” confie l'artiste dans son
livre “Jean-Philipe Richard devenu Sculpteur”.
Les corps sont travaillés à partir des genoux, les bras sont collés au corps, la femme naît de la terre telle une chrysalide qui sort de son cocon.

Depuis peu, Jean-Philippe Richard affirme le dessin des mains et des sein de ses statues, le visage se relève pour s'ouvrir sur le monde. Les visages sont esquissés. Ils correspondent à un archétype, un idéal féminin aux traits réguliers, harmonieux. Les lignes du corps sont fluides, élancées gratifiant les sculptures d'un caractère presque ethéré.

Ces qualificatifs ne s'opposent pas à l'individualisation. Le sculpteur leur a donné à chacune un prénom : Margot, Isabeau, Anaïs, Rose, Mélissandre, Chloé, Charlotte, Marina...

L'une d'elles, la première à accueillir les visiteur se nomme Justine ou Isis.
Isis en souvenir des Phéniciens qui vénéraient en ces lieux la déesse égyptienne de la fertilité et de l'éternité. D'aucuns affirment d'ailleurs qu'elle aurait donné son nom au village.

isabeau
L'artiste Jean-Philippe Richard

“Je me laisse toujours faire par la matière”
Jean-Philippe Richard

De 1972 à 1989, Jean-Philippe Richard a travaillé sur divers supports et a acquis une expérience dans de nombreuses techniques d'art appliqué : peinture à l'huile, mosaïque de pierres en fresque ou en tapis de sols, sérigraphie, gravure aux eaux fortes sur calcaires, hauts reliefs d'architecture...

En 1990, il installe son atelier à Mirabel aux Baronnies dans la Drôme où il se consacre à la statuaire féminine. Cette recherche lui permet d'explorer les mystères de la féminité. Ses femmes sont pétries d'éternité, qu'elles soit faites de bronze, de cristal ou de terre. C'est à partir de cette dernière matière qu'il appelle "poussière d'étoiles" que l'artiste leur a donné la vie.

L'artiste a participé à un grand nombre de salons, Paris “Espace création”, Salon des Seigneurs de l'Art d'Arles, 2e salon d'Art plastique ACEA de Barcelone; l'Artexpo Salon international de New York etc.

Ses sculptures sont présentes de manière permanente dans de nombreuses galeries françaises et étrangères. Galerie Jean-Philippe Richard, à Saint-Rémy de Provence, galerie le Baron à Saint-Paul de Vence, galerie Chabanian de Mégève et Honfleur, restaurant du rond point des Champs Elysées à Paris, Galeire de Provence de New York et à la S.R. Brennen Gallery de Palm Desert en Californie.

 

 

le sculpteur

Le livre

Jean-Philippe Richard devenu Sculpteur
textes de Annie Bastide
Lyon, Art Print, 2002, 174p
In quarto.
Nombreuses illustrations sur papier glacé pleine plage.
Prix: 90€

le livre

 

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