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Eze,
l'Histoire du Village médiéval
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Eze,
l'Histoire du Village médiéval
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| Eze sous l'Antiquité |
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Les plus anciennes traces d'occupation
des sols sur la commune remontent au néolithique vers 2000
ans avant J.-C. au Mont Bastide. A l'âge du fer les Celto-Ligures
, populations pastorales de la région, élèvent
de nombreux castellaras. Ces enceintes en blocs de pierres sèches
étaient généralement construites sur des hauteurs
comme à l'emplacement du village ou du Mont
Bastide qui domine, à 567 m. d'altitude, la mer et la
voie héracléenne. La commune et ses alentours seront
aussi occupés par les Romains et les Gallo-Romains.
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Le nom d'Eze viendrait soit du
port d'Avisio, situé dans la baie de Saint-Laurent d'Eze mentionné
dans l'itinéraire maritime d'Antonin, soit comme le rapporte
la tradition orale, de la déesse Isis que les Phéniciens
auraient vénérée sur le rocher.
Avec la fin de l'Empire romain, la région est traversée par des vagues d'invasions barbares qui obligent les populations à réoccuper ces sites. Eze acquiert vite son caractère défensif. |
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| A l'assaut de Nid d'Aigle |
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Peu après l'établissement
du village, les Ezasques subissent au Xe siècle l'occupation
des Maures. Pendant
près de quatre-vingt ans ces derniers, établis au Fraxinet
derrière Saint-Tropez, rançonnent les populations du
Sud-Est. Guillaume de Provence et ses alliés mettent fin à
leurs exactions vers 973. Au milieu du Moyen Age, Eze s'étend
de la mer jusqu'à la rive droite du Paillon, comprend le prieuré
de Saint-Laurent d'Eze ainsi que les localités de La Trinité
et de Laghet qui seront détachées en 1818 par décret
du comte de Savoie, Victor Emmanuel Ier.
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A partir de 1388, Eze appartient
à la Maison de Savoie. Dès lors sa destinée sera
liée à la politique de ce petit royaume souvent opposé
à la France. Conscients de l'intérêt stratégique
du Comté de Nice, leur seule ouverture maritime, les comtes
de Savoie améliorent les fortifications d'Eze et protègent
la cité d'une double porte fortifiée, "la
Poterne".
Ils apportent aussi de nombreuses modifications au Château, bâti dans le courant du XIIe siècle, afin de l'adapter aux progrès de l'artillerie. Cet édifice a toujours relevé de l'autorité supérieure quelle soit de Provence ou de Savoie. |
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En 1543 La flotte turque et son
allié français commandés par Barberousse dans
leur lutte contre Charles Quint, s'emparent du village.
En 1706, Louis XIV porte un coup décisifà la cité pendant la guerre de Succession d'Espagne en ordonnant la destruction des rempartset du château afin de supprimer un éventuel point de résistance entre Villefranche et Monaco. Des vestiges de lignes fortifiées en pierres sèches témoignent aussi de la présence sur la commune de troupes françaises, alliées cette fois, pendant la guerre de Succession d'Autriche au milieu du XVIIIe siècle. Entre la Révolution française et la fin du Ier Empire la commune est annexée à la France et y est définitivement rattachée après le vote à l'unanimité des Ezasques les 15 et 16 avril 1860. |
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| Au fil des jours |
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En dépit des aléas de l'histoire,
la vie des habitants, rythmée par le cours des saisons, a
peu évolué jusqu'à l'époque moderne.
Pendant une partie du Moyen Age la commune est aux mains de quelques
familles seigneuriales dont les noms résonnent toujours dans
les ruelles : Riquier, d'Eze, Badat, Blacas
Avant le Xe siècle,
Eze, comme Nice et une quinzaine villages, appartenaient
à une seule famille apparentée au comte de Provence.
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Ces seigneurs, puis les comtes
de Savoie eurent régulièrement des heurts, parfois violents,
avec la Communauté au sujet des droits de moyenne ou de haute
justice.
Si le rôle des juges préoccupait peu les Ezasques, il n'en était pas de même de celui du bayle chargé de la basse justice . Ce personnage choisi par le comte veillait en effet à l'application des lois, constatait les infractions telles le non paiement des tasques sur les productions agricoles, la production de chaux, ou le non respect des bandites ou bandita, ces pâturages réservés à des propriétaires de troupeaux. |
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Jusqu'à la fin de la première
guerre mondiale, les Ezasques vivaient surtout du revenu de leur terre
complété par l'élevage de quelques chèvres,
brebis et, dans une moindre mesure, du vers à soie. La culture
sur "planches", ces parcelles soutenues de murets en pierres
sèches nécessitait de nombreux efforts. L'hiver était
essentiellement consacré à leur remise en état.
Sur ces reliefs escarpés, l'âne, cet animal à
tout faire, fournissait une aide appréciable. Il n'était
pas rare d'en croiser chargés de légumes ou de fruits,
fèves, pois chiches, courges, noix, amandes
sur le chemin
du village ou d'un marché voisin. Parmi les arbres fruitiers,
certains étaient plus précieux que d'autres, le figuier
(la figuiera), le caroubier, la vigne (la souca), l'olivier et les
agrumes, cédrats, orangers ou citronniers. Rien d'étonnant
donc que l'on ait très tôt cherché à les
mettre sous la protection de saints.
Dans le comté de Nice on invoquait volontiers saint Grat contre les maladies des végétaux. Son portrait figure sur un des retables de l'église aux côtés de saint Sébastien que l'on priait pour se protéger de la peste. Peu à peu, les cultures vivrières ont cédé la place à celle des fleurs, des illets en particulier. |
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| Eze, élue des Princes et Ecrivains |
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Avec l'arrivée dans le village
du Prince
Guillaume de Suède et des musiciens
Balokovic
et Barlow
dans les années folles, tous séduits
après George
Sand et Friedrich
Nietzsche, par la luminosité et
la majesté du lieu, la commune s'ouvre timidement au tourisme.
Eze Bord de Mer, desservi par le chemin de fer, se développe à l'abri d'une pinède. Artistes et artisans s'installent dans le village |
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| Les historiens d'Eze |
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Professeur d'histoire et d'archéologie
du monde romain à l'Université de Nice, Pascal Arnaud,
a dirigé quatre campagnes de fouilles entre 1998 et 2001
sur le Mont-Bastide. Il a publié un résumé
de ses recherches dans le n°9 de la revue Archéam, l'ensemble
des résultats est en cours de publication.
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La Société
Muséale Albert Figuiera
propose à ses membres de se consacrer à la défense et la propagation de l'histoire, de l'art et de la culture Ezasques. Pour ce faire, dûment doté d'un Comité Scientifique, elle s'est pourvue de plusieurs sites Internet et d'un musée à la fois "virtuel" (publication d'archives) et matériel sous la forme de la visite de son siège, demeure ayant conservé tous les aspects de la vie Ezasque aux seizième et dix-septième siècles alors qu'elle fut bâtie aux environs du treizième et est, depuis ce temps, occupée par la famille Figuiera et ses descendants http://www.societe-museale-albert-figuiera.info/ ou lui écrire à xaviercottier@societe-albert-figuiera.org |
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| Docteur de l'Université d'Aix-Marseille, Charles Alexandre Fighiera a été conservateur du Musée Masséna de Nice. Chercheur de haut niveau, il n'a cessé de poursuivre ses enquêtes. Il est l'auteur de nombreux articles sur Eze dans la revue Nice Historique et de Eze, livre de référence sur notre commune, édité à titre posthume en 2000 quatre ans après sa disparition. |
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Le site www.archeo-alpi-maritimi.com
est essentiellement consacré à l'archéologie dans les Alpes maritimes et les zones limitrophes. Il comprend également quelques études d'Histoire, d'ethnologie et de toponymie. En ce qui concerne plus particulièrment Eze, des dossiers sont consacrés aux sites encore visibles des guerres du XVIIIème siècle sur la commune, aux bossages que l'on peut voir dans le village, à la fontaine de la Place du Planet, à certains toponymes, etc. Pour consulter le site on peut aller au menu "villes villages" qui est actif. pour tout renseignement: contact@archeo-alpi-maritimi.com |
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| Eze en quelques dates |
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cc 220 av. J.C:
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édification d'un castellaras. | |
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IIe s. ap. J.C:
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création d'un oppidum. Désignation d'Eze dans l'Itinéraire d'Antonin sous le nom d'Avisionis portus. | |
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Xe siècle:
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occupation d'Eze par les Sarrasins. | |
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1075:
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première mention du nom "Eze" dans un document de l'Abbaye Saint-Pons de Nice (aujourd'hui l'hôpital Pasteur). | |
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1229:
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le château d'Eze est confisqué au seigneur du lieu par le comte de Provence, Raymond Béranger V. Il appartient ensuite à la couronne d'Anjou-Provence de 1246 à 1388 | |
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1306:
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fondation de la Confrérie des Pénitents Blancs d'Eze dans la chapelle de la Sainte-Croix. Les pénitents seront, à Eze, plus spécialement chargés de subvenir aux besoins des pestiférés et les lépreux. La lèpre subsitera à Eze jusqu'au début du XXe siècle. | |
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1388:
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rattachement du village à la couronne de Savoie. | |
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1414:
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les Ezasques se libèrent de leurs seigneurs et se forment en "communautas". | |
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1543:
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occupation du village par les troupes de Soliman Le Magnifique. | |
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1706:
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destruction du château par les troupes françaises. | |
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1713:
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création de la Confrérie du Rosaire dans la chapelle des Pénitents Blancs. | |
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1764:
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début de construction de l'église N.-D. de l'Assomption. | |
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1792:
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rattachement d'Eze à la France. Scission de la commune de la Trinité. | |
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1807:
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réalisation de la Grande Corniche. | |
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1814:
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Eze retourne à la Maison de Savoie. | |
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1860:
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rattachement définitif d'Eze à la France. | |
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1914 :
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le président Poincaré séjourne à Eze Bord de Mer. | |
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1923/53 :
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le Prince Guillaume de Suède réside à Eze. | |
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1928:
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inauguration de la Moyenne Corniche. | |
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1986 :
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24 Juillet, un incendie
embrase les trois corniches pendant plusieurs jours.
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