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Le
Cimetière
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Eze,
le patrimoine
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| Le Cimetière |
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Dans un village
comme Eze où la place est comptée, le problème
de l'inhumation des morts s'est très vite posé.
Leur emplacement devait être proche de l'église afin
que les familles puissent se recueillir sur les tombes sans sortir
du village.
Certains seigneurs ou notables manifestaient également le désir de se faire inhumer directement dans l'église ou, moyennant le paiement d'un écu d'or, dans le caveau de la chapelle Saint Jean Baptiste. |
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Jusqu'en 1789,
c'est la solution de la crypte qui fut retenue. On y accédait
par un escalier situé derrière l'autel. Les défunts
simplement enveloppés d'un linceul reposaient dans des
petites chambres voûtées au sous sol de l'église
dont l'accès se trouvait derrière l'autel. Dès
qu'une chambre de cette crypte était occupée, on
déposait le défunt suivant dans la chambre contiguë
et ainsi de suite jusqu'au moment où l'on revenait à
la première chambre. Ce système efficace en temps
de faible mortalité, montrait vite ses limites en cas de
décès rapprochés dans la commune.
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Avec l'augmentation
de la population au XVIIe siècle, la création d'un
nouveau cimetière devenait urgente. D'autres chambres furent
donc élevées devant la porte de l'église
à partir de 1667.
Elles servirent jusqu'en 1781 en alternance avec celles de l'église.
Mais en raison des risques sanitaires important le Sénat interdit toute inhumation dans l'église en 1783. En 1788, Antoine Spinelli, le maître d'uvre de la nouvelle église terminée en 1778, propose un devis pour un nouveau cimetière et la construction est attribuée à un maçon résidant à La Turbie. Le 2 février il est béni par le vicaire perpétuel et la première inhumation eut lieu une semaine plus tard. |
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L'artiste Michel
Marie Poulain y est
enterré mais notre petit cimetière est aujourd'hui
connu pour abriter la sépulture de l'acteur et humoriste
Francis Blanche
et sa fameuse épitaphe : " Laissez-moi dormir,
j'étais fait pour ça ".
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